03. juin 2021
3 minutes

Entretien avec le professeur Heinz Zimmermann au sujet du Swiss Risk Award et du nouveau programme MBA

Dans cette interview, Heinz Zimmermann partage ses réflexions sur l'utilité des mesures alternatives du risque, ainsi que sur son nouveau programme Executive MBA in Finance, et évoque les défis passionnants qui attendent les futurs experts financiers.

Le professeur Heinz Zimmermann est une figure marquante du monde financier suisse. Après une brillante carrière universitaire et de nombreuses publications dans des revues spécialisées de premier plan, il a donné l'année dernière sa conférence d'adieu « Über kapitale Ideen, Modelle und Daten » (À propos des idées, des modèles et des données capitales) à l'Université de Bâle. Mais son engagement ne s'est pas arrêté avec son départ de l'université : il a continué à mener des projets ambitieux, tels que ses travaux sur les risques démographiques dans le cadre du forum WDA, qui ont été récompensés par le Swiss Risk Award. Ces dernières années, plusieurs projets de recherche de l'OLZ ont également été nominés pour ce prix, notamment un travail comparable sur la mesure et la couverture des risques climatiques sur les marchés financiers.

« Je m'intéresse particulièrement au développement des approches quantitatives dans la gestion d'actifs. »

Gianluca De Nard (interviewer) : Après cette impressionnante carrière universitaire, qu'est-ce qui vous passionne aujourd'hui ?

Heinz Zimmermann : Je reste relativement actif dans le monde universitaire. Après ma conférence d'adieu, je me suis davantage consacré à des questions fondamentales plus vastes qui me fascinent depuis longtemps. Un domaine qui m'intéresse particulièrement est le développement d'approches quantitatives dans la gestion d'actifs et le rôle de l'intelligence artificielle dans le monde financier. J'ai passé la majeure partie de ma carrière à collecter des données, à développer des modèles et à analyser les marchés financiers. Aujourd'hui, cependant, la question se pose de savoir comment nous pouvons utiliser efficacement ces nouvelles technologies dans la pratique. Un autre axe de travail concerne l'intégration des innovations financières dans la recherche universitaire et leur transfert dans la pratique.

L'année dernière, tu as remporté le Swiss Risk Award avec le WDA Forum (World Demographic & Ageing Forum). Félicitations. Le WDA Forum s'intéresse aux effets des changements démographiques sur les marchés financiers.

Oui, il y a environ cinq ans, nous avons lancé le projet « Financial Demography ». La question centrale était la suivante : comment les changements démographiques, tels que le vieillissement de la population, affectent-ils les marchés financiers ? Il existe déjà quelques recherches sur le sujet, mais notre objectif était de mieux comprendre et quantifier les effets systématiques.

« Comment l'évolution démographique en Chine influence-t-elle le cours de l'action d'une entreprise comme Nestlé ? »

Wir forschen auch im Bereich innovativer Risikoindikatoren, mit einem Schwerpunkt auf der Messung physischer und transitorischer Klimarisiken sowie deren Auswirkungen und Absicherungsmöglichkeiten auf den Kapitalmärkten. Könntest du uns kurz erläutern, worum es in deinem Projekt konkret geht?

Ein entscheidendes Ergebnis war die Entwicklung eines demografischen Risiko-Indikators durch unser Team unter Manuel Buchmann, der es ermöglicht, die Auswirkungen demografischer Veränderungen auf einzelne Aktien oder ganze Sektoren sichtbar zu machen. Ein Beispiel: Wie beeinflusst die demografische Entwicklung in China den Aktienkurs eines Unternehmens wie Nestlé? Der Indikator zeigt, dass demografische Veränderungen zwar langsam passieren, aber äusserst nachhaltig sind – und diese Risiken können nicht einfach ignoriert werden.

Würde man damit verbundene Anlagestrategien passiv oder aktiv umsetzen?

Die Selektion wäre natürlich ein aktiver Entscheid, aber sonst würde man von einem längeren Anlagehorizont ausgehen. Letztlich ist kein Anlageentscheid rein aktiv oder passiv. Es gibt verschiedene in der Praxis bewährte Ansätze, die zeigen, wie man beides optimalerweise miteinander kombiniert. Auch der von OLZ schon lange verfolgte Minimumvarianzansatz liefert ja einen solchen Anlagebaustein.

Du hast zusammen mit deinen Kollegen einen neuen Executive Master in Finance entwickelt, den ihr als Kooperation zwischen den Universitäten Basel und Tilburg (NL) anbietet, und der zu einem Doppelabschluss der beiden Universitäten führt (MBA Finance | Executive Master in Finance MiF). Was ist der Fokus dieses neuen Studiengangs, und wie unterscheidet er sich von anderen MBA-Programmen?

Der MBA in Finance zielt darauf ab, die Verbindung zwischen Finanztheorie und Kapitalmarkt-Praxis herzustellen. Im Gegensatz zu anderen Programmen richtet sich unser MBA nicht primär an quantitative Experten. Stattdessen sprechen wir Personen an, die in mittelständischen oder grösseren Unternehmen arbeiten und dort vielleicht schon von Rechnungslegung oder Portfoliotheorie gehört haben, aber die tiefere Verbindung zwischen Corporate Finance und Kapitalmärkten verstehen wollen. Der Fokus liegt darauf, den Teilnehmern zu zeigen, wie diese beiden Bereiche ineinandergreifen. Wir wollen, dass die Studierenden lernen, wie moderne Theorien in der Unternehmenspraxis umgesetzt werden können – und das alles aus einer internationalen Perspektive. Ein weiteres Unterscheidungsmerkmal ist, dass wir in Modulen wie institutionellem Asset Management und Anwendungen von DLT (Distributed Ledger Technologie) bei Finanzinnovationen spezifische Themen behandeln, welche in anderen MBA-Programmen eher vernachlässigt wird.

Wie seid ihr auf die Idee gekommen, diesen internationalen MBA zusammen mit der Universität Tilburg zu gestalten?

Die Universität Basel hatte schon immer gute Beziehungen zu internationalen Universitäten. Die Zusammenarbeit war naheliegend, da Prof. Pascal Böni und seine Forschungskollegen in Tilburg über hervorragende Expertise im angewandten Finanzbereich verfügen. Diese Kombination von Theorie und Praxis passte perfekt zu unserer Vision. Zusammen haben wir das Curriculum entwickelt, wobei wir sehr auf die komplementären Stärken beider Universitäten geachtet haben. Wir haben bewusst Module integriert, die sich auf die Praxis konzentrieren, wie etwa Mergers and Acquisitions, die Gestaltung institutioneller Anlageprozesse oder die Funktionswiese moderner Börsen- und Handelssysteme. Tilburg bringt ferner eine sehr praxisorientierte Herangehensweise ein, was die Zusammenarbeit besonders fruchtbar macht.

Wie sieht es mit dem Workload im MBA-Programm aus?

Unser MBA-Programm ist berufsbegleitend konzipiert, und wir empfehlen den Teilnehmern, ihre Arbeitszeit auf etwa 70-80% zu reduzieren, um genügend Zeit für das Studium zu haben. Der Unterricht findet an drei Tagen im Monat in Basel statt. Diese Präsenzzeiten sind wichtig, um den Austausch zwischen den Teilnehmenden zu fördern. Allerdings sollten die Studierenden auch Vor- und Nachbereitung einplanen, sodass sie pro Woche etwa 15-20 Stunden für das Programm aufwenden.

« Nous nous concentrons clairement sur la finance d'entreprise, la gestion d'actifs institutionnelle et les marchés des capitaux. »

Pour conclure, y a-t-il autre chose que tu souhaiterais souligner en particulier ?

Je pense que ce qui rend notre MBA si particulier, c'est le lien étroit entre la théorie et la pratique. Nous mettons clairement l'accent sur la finance d'entreprise, la gestion institutionnelle d'actifs et les marchés des capitaux, et offrons aux participants la possibilité d'appliquer directement ces connaissances dans leur environnement professionnel. La coopération entre deux universités renommées confère en outre au programme une perspective internationale, essentielle dans le monde financier globalisé d'aujourd'hui.

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